[Chronique] Live at Budokan 2017

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Avant de commencer cette chronique, il faut replacer cette vidéo dans son contexte. Mi-septembre, en plein dans sa tournée Images, Words and Beyond, le groupe fait escale à Tokyo pour une date dans la salle mythique de Budokan. Une photo postée par le groupe montrant une équipe de caméramen puis un post Instagram de Richard Chycki annonçant qu’il mixe un nouveau live enflamment les fans mais le soufflé retombe à l’annonce d’une diffusion télé par la chaîne wowow. Toujours aucune nouvelle à ce jour concernant une sortie officielle. Peut-être que le groupe cherchera à exploiter ce live avec les Official Bootlegs sur le label YtseJam Records, comme ils l’ont fait pour le bootleg Bucarest Romania (et comme ils auraient du le faire avec le live au Summer Sonic de 2010). Mais le départ de Mike Portnoy a mis un sérieux coup de frein aux Official Bootlegs.

 

Seul moyen de visionner ce concert était donc de regarder la chaîne fin Novembre ou alors de le faire le 28 Janvier. Nous n’encourageons pas l’achat de ce bootleg, ce qui nuit au groupe et enrichit les bootlegeurs. D’autant plus que le groupe envisage, selon les dernières rumeurs, de sortir ce live en DVD (mais ils ne se sont toujours pas décidés) donc visionnez ce live légalement si vous le pouvez.

J’avais réussi à me procurer le Bootleg Back to Budokan (bootleg interdit sur les sites de bootleg depuis l’annonce d’une sortie « officielle »). C’est un bootleg IEM, c’est à dire un bootleg enregistré en « interceptant » le flux sonore diffusé dans le retour des musiciens. C’est donc un bootleg de très bonne qualité avec quelques artefacts très sympas comme les cowbells, cloche utilisée pour que le groupe soit en rythme lorsque la batterie n’est pas là (ou pour faire les décomptes avant les départs). En écoutant ce bootleg, je me suis dit « comment cela va passer car James a du mal vocalement ». Pour sa décharge, très peu de personnes sont capables de tenir 2h30 avec un tel niveau vocal et le groupe avait enchaîné les dates.

Commençons donc par le son et répondons directement par LA question qui se pose dans tout live : OUI, il y a de l’autotune. Pour avoir comparé le son du bootleg (donc « brut ») et celui du live TV, il y a eu un traitement de la voix. Je ne me suis pas éclaté à comparer la prestation des musiciens pour savoir si les autres membres du groupe étaient repassés en studio. A vous de voir si vous préférez une prestation brut (et donc avec les défauts vocaux qui font grincer des dents) ou si vous préférez une version un peu moins authentique. Pour ma part, l’autotune ne me dérange pas plus que ça (sauf quand cela devient trop flagrant … petit coucou au dernier live de Kansas qui ressemble plus à un live de T-Pain et de Cher) même si certains passages, on sent les effets studio.

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La batterie sonne bien mais ce qui me dérange est une impression de saturation surtout lorsque Petrucci met une disto/overdrive. Bref sur les passages plus heavy, le son crache et sature et à la longue, cela fatigue. Pour le reste, c’est bien équilibré sauf pour la basse en retrait (mais ça on commence à avoir l’habitude). C’est dommage car si je compare avec un autre live où tout Images and Words est joué (Images and Words 15th Anniversary), la basse est bien plus présente et agréable.

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Autre petit point négatif, certains passages où Rudess utilise GeoShred n’apparaissent pas dans le mix (son solo de fin de The Dark Eternal Night) donc on se retrouve à regarder pendant une minute, un Jordan qui triture son iPad mais sans son.

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Le public est très peu présent (le public japonais est discret par nature certes) et on se retrouve toujours avec des moments un peu bizarre lorsque James fait chanter le public : « Find all you need in your mind if you …… (silence) » puis lorsque John Petrucci commence quelques notes de Glasgow Kiss et que le public réagit … peu.

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Au niveau vidéo, je suis ravi. C’est agréable à regarder. On ne retrouve pas un montage épileptique. Certes c’est dynamique mais la caméra prend le temps de s’attarder sur les mains des musiciens lorsqu’ils font preuve de technique. Il y a aussi plusieurs angles intéressants grâce aux GoPros (les pieds de Mike, les changements de presets de John, des vues de dessus pour Mike et Jordan)

 

et d’autres plus dispensables comme le caméraman posté dans le public : ce n’est pas extra de retrouver cette vue obstruée par les têtes du rang de devant.

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Un bon point aussi pour les split screens vraiment bien utilisés (ne vous inquiétez pas, les effets psychédéliques de Metropolis 2000 ont été balancés aux oubliettes) car ils montrent soit les quatre musiciens ou alors plusieurs angles pour un musicien (notamment pendant le solo de Mangini pendant Metropolis). On a parfois l’impression une version multicam du morceau et cela permet de se focaliser sur son musicien favori.

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La qualité est bien sûr au rendez vous (1440 x 1080) avec des plans qui rendent aussi hommage au lightshow de qualité.

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Et la prestation alors? Le concert est fidèle à ce que j’avais pu ressentir au Zénith de Paris : un groupe bien plus libre que pour la tournée The Astonishing qui démontre un plaisir indéniable à partager cet album qu’est Images and Words ainsi que d’autres morceaux inédits.

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Dommage que les interventions entre les morceaux de James aient été coupées car cela rendait cette tournée spéciale. La setlist est celle de la tournée européenne donc pas de Don’t Look Past Me, de To Live Forever ou de The Spirit Carries qui a remplacé progressivement les deux B-sides d’Images and Words et c’est dommage de ne pas avoir une trace des deux inédits d’Images and Words car on les attendait. On retrouve les impros qui rendent les prestations uniques (sur Take the Time ou Metropolis) ou la reprise de Enter Sandman à la fin de As I Am. Gros coup de coeur pour Hell’s Kitchen et pour The Bigger Picture qui rend finalement bien en live tout comme les deux morceaux de The Astonishing, preuve que l’album qui a divisé les fans peut quand même bien passer en concert. Pour finir, point polémique, le fait d’avoir baissé la tonalité du deuxième set me dérange un peu mais au final, j’arrive à passer outre.

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Pour résumer, c’est un très bon bootleg mais il n’aurait pas passé le test de la sortie officielle. Cela fait plaisir de voir enfin Hell’s Kitchen, The Bigger Picture, The Gift of Music, Our New World et c’est toujours sympa d’avoir Images and Words en entier. Au niveau prestation, je préfère quand même la version 15th Anniversary (avec un Surrounded de folie, une version à la tonalité originelle et bien sûr Mike Portnoy aux fûts) mais je pense que ce live passera plus l’épreuve du temps qu’un Live at Luna Park ou un Breaking the Fourth Wall car les morceaux sont bien plus intéressants.

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Chronique faite par The Keyboard Wizard

Un grand merci à Rey !

 

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2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Nelson dit :

    Where can I find the bootleg? It isn’t anywhere on the internet, DT is going to studio in two months, apparently there will be no official version.

    1. thekeyboardwizard dit :

      You can’t find it officially but there are a few Japanese websites which sell it. It’s up to you if you want to order it and risk to be scammed

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