[Interview] Jordan Rudess

« Pour cet album, on revient à nos origines, au noyau dur de notre musique : des orgues Hammond qui hurlent, des leads qui déchirent, des riffs percutants, une batterie qui tabasse pour que tout le monde headbangue à fond »

Le magazine « lotsofmuzik » a pu interviewer Jordan Rudess avant sa tournée solo en Amérique du Sud. Le claviériste de Dream Theater revient sur sa collaboration avec Al Di Meola, sa vie en tournée, sa carrière solo et surtout sur le nouvel album de Dream Theater. Vous pouvez suivre « lotsofmuzik » qui a toujours des interviews géniales avec des questions souvent inédites, sur leur blog, leur facebook ou leur twitter. Un grand merci à Rodrigo et Jorge pour cette interview !

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Tu viens de terminer quelques dates avec Al Di Meola. Comment est née cette tournée? Je suppose que vous vous connaissez depuis des années?

Je ne connais pas vraiment Al pour tout dire. Je l’ai rencontré il y a trente ans. Je ne lui avais pas vraiment parlé et il ne se rappelait pas de moi (rires). Il me connaissait de nom car il connait bien Dream Theater, John Petrucci etc… Mais on s’est vraiment rencontré pour la première fois lors de sa tournée, enfin de son point de vue (rires). J’ai pris part à cette tournée car nous étions dans la même agence APA. Il est géré par la branche californienne d’APA et moi par la branche newyorkaise. Cette agence voulait organiser une tournée pour Al et un gars de Californie s’est dit que ce serait cool que Jordan fasse la première partie car ça aiderait à promouvoir tout ça et ça serait plus intéressant. Ils m’ont donc demandé d’y participer. J’ai pensé que ça serait génial et excitant car, même si nous avons une approche similaire de nos instruments, le public est différent. Celui qui assiste aux concerts d’Al aime plutôt le jazz fusion ou latino contrairement aux fans de Dream Theater et Jordan Rudess mais au final, on s’est dit que le public pourrait aimer ce que je fais. C’était vraiment une bonne occasion de sortir de chez moi et de conquérir un public différent. C’est un peu le but de toute première partie et ça a bien marché. La seule chose négative, c’est que le lendemain du premier concert, alors que je devais en faire 8, je me suis réveillé avec une douleur intense au dos. D’ailleurs à la fin de la tournée, en rentrant, je me suis fais opérer. C’était ignoble, j’avais tellement mal mais je suis allé au-delà de la douleur. Après tout « the show must go on » (rires). Ce qui fait qu’à chaque concert, je rampais quasiment jusqu’au piano, je faisais mon concert mais de retour à New York, je me suis dit qu’il fallait que je m’occupe de cette douleur. Pour être vraiment honnête, les concerts étaient certes très pénibles mais d’un point de vue musical, c’était vraiment vraiment génial. Mais je suis prêt à présent à refaire une autre tournée (en Amérique du Sud, en Asie et en Australie – ndt). Ça s’annonce fascinant car même si je suis connu dans le monde entier pour être le claviériste de Dream Theater, je n’ai jamais joué en solo dans ces pays. C’est très excitant car ces concerts sont vraiment personnels et intimes. C’est une occasion en or de partager avec le public cette musique qui me touche personnellement mais aussi, à cause du format des concerts, c’est l’occasion pour moi d’avoir un contact plus personnel avec les fans en les rencontrant de façon plus détendue, comparé à ce qu’on peut faire avec Dream Theater où tout est planifié et très précis. Là je peux prendre plus de temps pour rencontrer les fans et bavarder avec eux.

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Lorsque tu fais des tournées, ce sont soit des tournées intenses mais courtes ou alors des tournées plus longues avec des pauses. As-tu réussi à trouver un équilibre entre ta carrière et ta vie personnelle, ta vie sur la route et ta vie de famille ?

C’est toujours quelque chose de difficile. Mais en ce moment, j’essaye de me consacrer à ma carrière solo donc je passe mon temps libre pour atteindre cet objectif. Je m’y consacre plus que d’habitude car parfois dans une carrière professionnelle, on se doit de se focaliser sur un aspect de son travail. Certains membres de Dream Theater ont la chance de pouvoir se dire « je vais me détendre un peu pour être prêt pour le prochain chapitre de Dream Theater » mais moi, je me suis dit « bon, j’ai un peu de temps, je veux développer ma carrière solo, je veux prendre la route ». Chacun a sa façon de gérer sa vie professionnelle. Ça me demande beaucoup de temps mais c’est vraiment gratifiant car la plupart du temps, tu en tires quelque chose. Mais c’est vraiment que parfois, c’est dur de trouver cette motivation pour aller de l’avant alors que tu n’en as pas forcément besoin.

Beaucoup de musiciens de ton âge passent leur temps à jouer les mêmes morceaux et se reposent sur leurs succès musicaux, mais toi, tu vas toujours de l’avant. Pourquoi, à ton avis, tu as cette envie de faire plus ?

Il n’y a pas si longtemps, j’ai dit à quelqu’un que je n’ai pas beaucoup de passions : la musique, c’est ma vie et ma passion. Je suis toujours en train de composer, d’improviser. J’adore passer du temps sur mon piano, jouer et créer. Je me mets sur Facebook live et je joue ce qui me passe par la tête. J’aime composer tout simplement. J’aime le faire avec un groupe et de mon côté. Mais même si j’aime créer de nouvelles choses, ça ne me dérange pas de jouer de vieux morceaux. Je ne suis pas du genre à dire « ouais, j’ai joué cette chanson des centaines de fois donc je n’ai plus envie de la faire ». J’estime que mes chansons font partie de moi et à chaque fois que je les joue, c’est différent et je peux m’améliorer. Donc j’aime bien faire les deux.

Est-ce qu’un jour tu as déjà réfléchis à ce que tu serais devenu si tu n’avais pas rejoint Dream Theater?

Une carrière est faite de différentes étapes donc forcément on se demande ce qu’il se serait passé si etc… Dream Theater a été une étape importante pour moi car cela m’a permis d’être connu. Alors oui, j’avais déjà un pied dans le monde professionnel car j’avais joué pour Vinnie Moore, Paul Winter, les Dixie Dregs et j’avais déjà sorti un album solo. Mais rien ne prenait vraiment au point que je me dise « bon, ça, ça sera mon vrai métier, je peux en vivre ». Je pense qu’il est difficile d’imaginer ce qu’il se serait passé. Dream Theater marche tellement bien et me permet d’avoir une carrière stable. D’un point de vue musical, j’aurais surement continué sur ce chemin car j’étais vraiment heureux de la voie que j’avais choisie. Ça aurait été intéressant de voir ce qu’il aurait pu se passer car Dream Theater me prend beaucoup de temps. Je ne dis pas ça de façon négative : je fais la musique qui me plait avec ce groupe et c’est chronophage mais je fais aussi d’autres choses. Maintenant je prends plus de temps pour développer ma carrière solo ce qui me permet de m’ouvrir des horizons qui n’étaient pas forcément accessibles auparavant.

On sait que tu es un fan de prog. Quel claviériste a eu la plus forte influence : Rick Wakeman, Tony Banks ou Keith Emerson ?

Keith Emerson, car ce qui m’intéresse chez lui c’est son sens de l’harmonie. J’aime tous les musiciens que tu as cités mais Keith avait des accords et un son puissant. C’était vraiment impressionnant de voir un claviériste avoir cette énergie et cette puissance. Les autres ont eu une certaine influence mais pas aussi forte que Keith. En ce qui concerne Rick Wakeman, j’adore sa façon d’intégrer des éléments classiques au rock. Son album « The Six Wives of Henry VII » montre comment on peut utiliser les éléments classiques qui « rockent ». Tony Banks a eu une autre sorte d’influence sur moi car son langage harmonique est différent de celui de Keith Emerson : il créait des accords sublimes avec des ostinatos basés sur une seule note de base mais en changeant les accords. C’est très facile de repérer une suite harmonique composée par Tony Banks. J’ai vraiment essayé d’incorporer ce genre de choses à ma propre musique tout en y ajoutant d’autres influences. Ça a fini par former un mélange d’idées d’harmonies dans ma tête où se rencontrent les idées de ces musiciens et la musique classique et le jazz, deux musiques que j’ai étudiées. Tout ce micmac finit par sortir d’une façon ou une autre.

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Y a-t-il d’autres jeunes musiciens que tu admires ? J’ai vu qu’il y a quelques temps, tu es allé voir Haken en concert.

Je pense qu’Haken est génial. Bon nombre de nouveaux groupes de prog metal sont super bons comme Animals As Leaders par exemple. J’ai un profond respect pour leur virtuosité, leur dévotion à leur instrument et la façon dont ils font évoluer leur style. Après, mon style de musique c’est fondamentalement la musique classique de Chopin par exemple et le prog classique de Genesis, Gentle Giant et Pink Floyd. Donc j’aime bien quand un nouveau groupe comme Haken rend hommage au prog classique et y ajoute une touche de metal. Et puis les groupes tels que Periphery et Animals as Leaders font bouger les choses en mettant la barre de la technique très haute : en entendant certains trucs, je me suis déjà dit : « oh mon Dieu, je ne savais pas qu’on pouvait jouer de la guitare à un tel niveau ». Des gars comme Jason Richardson qui ont révolutionné la guitare m’impressionnent vraiment. Quand on y pense, la guitare a vraiment évoluée : de l’invention de la guitare électrique à ce que les guitaristes sont capables de faire de nos jours. On ne peut pas vraiment dire la même chose pour les claviers car ils n’ont pas emprunté le même chemin. Les claviéristes ne jouent pas forcément des trucs plus durs que ce que faisaient dans le passé Franz Liszt ou Rachmaninoff qui faisaient déjà des choses incroyables. Au contraire, avec la guitare, les choses ont évolué lorsque Les Paul a inventé sa guitare électrique. C’est très intéressant d’être témoin de cette évolution de la guitare mais en ce qui concerne les claviers, ça s’est passé différemment. Alors certes, personne ne pouvait faire du pitch bending à l’époque de Bach … quoique, avec un clavicorde, l’ancêtre du clavecin, on pouvait appuyer sur la touche et changer la hauteur du son. Mais après, ce n’était plus possible avec les clavecins, les pianos et les orgues. Il a fallu attendre l’invention des synthétiseurs pour avoir un moyen de changer la hauteur.

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Très intéressant ! En parlant d’histoire, lorsque tu n’es pas dans le « show business », tu es également un artiste en résidence au CCRMA de l’Université de Sanford (Center for Computer Research in Music and Acoustics). En quoi cela consiste? Ça se passe comment ? Ça te prend beaucoup de temps ?

Ça a été un vrai plaisir d’être un artiste en résidence à Stanford. J’ai connu les gens de Stanford grâce au monde de la technologie musicale, notamment grâce à ma société qui crée des applis musicales (ndt – wizdom music). Certaines personnes étaient mes associés que je rencontrais lorsque je venais à Stanford pour leur montrer des nouvelles technologies. J’ai donc établi un lien fort avec cette université et ces gars là, au point qu’ils m’invitent à passer un semestre entier en tant qu’artiste. En fait, quand on est un artiste en résidence, on est assez libre et notre mission est de partager notre monde musical aux étudiants et à la communauté environnante. Et c’est ce que j’ai fait. Il y a des congrès qu’on appelle symposiums alors moi j’ai fait des synth-posiums (rires) : je montrais différentes technologies au public, que ce soit avec un Seaboard ou un iPad,  j’invitais les gens à me joindre et je leur racontais ce que j’utilisais. J’ai également rencontré des personnes qui faisaient des choses très intéressantes : notamment des jeunes étudiants qui révolutionnent le monde de l’audio et enfin j’ai également fait quelques concerts. Au final, être un artiste résident m’a permis de faire quelques shows mais j’ai pu également faire découvrir mon monde aux étudiants, les rencontrer, essayer de leur enseigner quelque chose tout en apprenant moi-même. D’ailleurs je vais retourner à Stanford cet hiver mais en tant que professeur détaché pour un semestre.

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En plus de tout cela, tu as également un travail à plein temps au sein de Dream Theater. Tu as d’ailleurs fini d’enregistrer un nouvel album. J’ai vu que tu avais amené un orgue Hammond dans le studio. Tu vas l’utiliser en tournée ou tu ne prendras que ton Korg ?

J’envisageais d’utiliser des sons d’orgue assez cool et je me suis demandé comment le faire car de nos jours, avec la technologie, on a différentes façons de créer un son d’orgue. Finalement, j’ai opté pour un Hammond X5. Je le trouve dément et je l’ai utilisé avec une « motion device » qui est une sorte de Leslie qui permet de faire bouger le son, le faire tourner. Je pense que je vais l’emporter avec moi car il occupe une place importante sur l’album : il a un son très puissant. Et puis un peu de nouveauté ne fait pas de mal.

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Ça fait plaisir à entendre ! Pour reprendre ce qu’ont déjà dit les fans, on a l’impression que cet album est le plus collaboratif, en tout cas au niveau des paroles. Pour la musique, c’est la même chose ou est-ce que John et toi, vous vous êtes occupé des compositions comme avant ?

C’est vraiment un travail en collaboration. On a passé de bons moments ensemble. En fait, on s’est caché dans un lieu secret : une vieille grange transformée en studio et on s’est coupé du monde pendant deux mois pour tout faire. Ça a été très constructif, plein d’énergie, on a rigolé, on a cuisiné ensemble, on s’est marré mais le plus important dans tout ça c’est qu’on a pu faire de la musique sans interruption. Et ça, c’était vraiment productif. On est vraiment confiant concernant ces nouvelles compos, nous pensons qu’elles sont solides et que les fans vont adorer l’album.

La plupart des critiques des fans portent sur la façon dont sonne la batterie de Mike Mangini en studio et sur le fait que The Astonishing a été un album difficile à digérer. Aviez-vous conscience de cela, en avez-vous discuté au moment d’écrire et d’enregistrer le nouvel album ?

Je sais bien que pas mal de gens n’ont pas aimé comment sonnait la batterie. Moi, je n’ai jamais eu de problème avec cela, je l’aime bien, mais je suppose que tout le monde de nos jours s’improvise critique. Tout le monde pense que son opinion compte dans le petit monde confortable de l’internet, lorsqu’on est assis derrière son écran (rires). Mais je comprends pourquoi certains n’ont pas aimé la batterie et je dois avouer que Mike n’était pas totalement satisfait. Je pense que sa batterie va sonner merveilleusement bien sur cet album : ça tue ! Mais après, tout le monde peut critiquer et je suis sûr qu’au final, quelqu’un trouvera encore quelque chose à dire. Mais personnellement, je trouve qu’on a l’un des meilleurs sons de batterie sur cet album.

En ce qui concerne la deuxième partie de ta question, il faut savoir que Dream Theater a une longue carrière. Lorsqu’on s’est posé pour faire l’album qui allait devenir The Astonishing, on voulait vraiment faire quelque chose de différent. On voulait faire un concept album et John Petrucci et moi-même, on s’est dit que le mieux, c’était de se poser et d’écrire cette chose comme une comédie musicale ou un opéra rock. Et c’est ce qu’on a fait ! On a pris énormément de temps à l’écrire et je suis vraiment fier de ce disque : c’est l’un des trucs dont je suis le plus fier à propos de Dream Theater. Cependant, j’ai conscience que c’est un album qui a divisé les fans car je pense que les fans de Dream Theater ont des goûts variés : il y a ceux qui aiment les choses plus heavy, d’autres qui préfèrent les choses plus progressives ou mélodiques. On fait tellement de sortes de musique différentes qu’on ne peut pas plaire à tout le monde. The Astonishing n’a pas pu plaire à tout le monde. Un bon nombre de nos fans metalleux se sont dit « les gars, pourquoi vous nous avez pondu des parties toutes douces » (rires). Je les comprends et c’est pour ça que je suis assez excité quand je pense à ce nouvel album car c’est un peu comme un retour aux sources. J’ai compris que les fans de Dream Theater n’aimaient pas faire une gentille balade en bateau. Mettre un morceau soft ici ou là, aucun problème mais le noyau dur de nos auditeurs ne sont pas super fans des influences Disney (rires). Nous, on l’a fait et on a adoré, ça a été notre production la plus énorme. Mais pour cet album, on revient à nos origines, au noyau dur de notre musique : des orgues Hammond qui hurlent, des leads qui déchirent, des riffs percutants, une batterie qui tabasse pour que tout le monde headbangue à fond !! (rires)

Certains artistes estiment que lorsqu’il y a une certaine tension entre les membres d’un groupe, ils créent de bien meilleurs albums : c’est le cas avec Jagger et Richards, David Lee Roth et Eddie Van Halen etc. Avec Dream Theater, on a plus l’impression que vous travaillez dans un environnement amical. Est-ce que tu penses que si c’était tendu dans le studio, l’album serait différent voire meilleur ?

Lorsqu’on a commencé à écrire le nouvel album (Distance over Time – ndt), il y avait une certaine appréhension car John et moi-même avions écrit l’intégralité de The Astonishing sans l’avis des autres. C’est ce qui nous a conduits à prendre la décision de nous isoler tous ensemble. Dans un sens nous étions un peu tendu et cela a donné de bons résultats car tout le monde voulait vraiment s’impliquer et chacun disait « je veux faire ci ou ça » et on s’est ressoudé. Nous étions, John et moi-même, très ouverts à cette idée car nous adorons nous isoler et composer le plus gros du travail. Mais en même temps, on encourageait le reste du groupe « allez-y les gars (rires), montrez nous notre énergie et créons quelque chose qui soit plus le résultat d’un groupe ». Ca nous a fait vraiment plaisir de retrouver Mike Mangini car il est vraiment positif et a toujours une forte envie de faire les choses et tout ça, ça donnait de l’énergie au groupe. Parfois je jouerai quelque chose et me disait « whoa, wizard, c’est dément » (rires) et ça lui donnait des idées pour ses parties. Au final, ça a apporté beaucoup de fun que tout le monde soit impliqué. Pour revenir à cette tension dont tu parles, tout le monde voulait revenir à ce que nous étions et se réunir pour créer ce nouvel album.

J’ai vu sur Youtube que tu pouvais shredder à la guitare. Est-ce qu’un jour on te verra sur scène avec une guitare ou penses-tu un jour enregistrer un morceau ?

Je joue de plus en plus mais le mois dernier j’ai ralenti car je me suis fais mal au dos, mais j’en joue sur mon prochain album. Le point de départ a été le dernier NAMM show où j’ai rencontré un luthier formidable nommé Przemek Drużkowski, que vous trouverez sur internet. Il m’a construit une guitare 8 cordes nommée The Wizard Model et d’ailleurs vous pouvez l’acheter sur son site web. C’est une superbe Slick guitare. Et puis j’ai découvert les guitares Strandberg qui sont faites en fibre de carbone et j’ai commencé à jouer dessus. Le côté négatif c’est que je n’ai pas de corne aux doigts (rires). Donc il a fallu que j’en refasse mais elle est repartie puisque ça fait un bail que je n’ai plus joué. Le vrai côté négatif quand on joue de la guitare c’est qu’il faut souffrir avant de pouvoir vraiment se lâcher.

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Tu as la réputation de te balader dans les villes où tu joues. Je t’ai d’ailleurs rencontré dans les rues de Pampelune en 2014, lors de la tournée pour l’album éponyme. Est-ce que les gens te reconnaissent souvent ? Quelle est ta rencontre la plus folle avec un fan ?

Ils me reconnaissent si je me balade autour de la salle, le jour où on joue. Si je me balade à l’aveuglette dans une grande ville comme Barcelone, il y a en général une ou deux personnes qui me reconnaissent, mais je n’ai pas une aussi grande carrière que, disons, Madonna (rires). En général un ou deux fans me reconnaissent à l’aéroport et c’est tout, et c’est mieux comme ça.

La rencontre la plus folle s’est passée en Italie. Je me baladais dans les environs le jour du concert et je ne me suis pas rendu compte que j’étais vraiment proche de la salle où nous allions jouer quelques heures après. Les gens ont vu que j’étais tout proche et j’ai du littéralement me cacher. Dans des situations telles que celle là, tout le monde veut un autographe ou une photo. Je n’ai aucun problème avec ça mais plus il y a de monde, plus c’est chaotique.

C’est quand même marrant que vous n’aillez pas de sécurité ou quelqu’un avec vous.

Dans certains pays, on en a. En fait ça dépend où on est.

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