[Live Report] « Alors vous avez aimé le show ? » (Toulon 02/05/17)

 

Note de The Keyboard Wizard : et voilà un autre live report de Clément, Magalie et C-Bass, membres du fan club qui ont gagné des pass aftershow grâce au concours organisé par Your Majesty. Pour les fans de John Petrucci, Clément nous prépare un article sur les guitares de John. Il nous présentera également son projet The Astonishing Tribute. En attendant voici ce que l’on peut ressentir lors d’un live de Dream Theater.

Un live Report, comment est-ce que cela marche?

Nous débutons à peine notre article et déjà énormément de questions se posent, novices que nous sommes en la matière.

Ce n’est pas chose simple que de retranscrire avec précision les images que l’on a encore en tête et de les traduire sous forme des mots, même si ça tombe plutôt bien car l’on parle de Dream Theater et Images & Words!

Dream Theater c’est évoquer une histoire d’amitié. D’un côté la leur, celle qui vous intéressera certainement le plus, mais aussi la notre, indécrottables musiciens que nous sommes, également liés par cette passion que nous avons pour un groupe dont nous connaissons chaque chanson riffs après riffs.

Au départ de Toulouse, mardi 2 Mai 2017, soit deux-trois mois après le live de Paris auquel deux d’entre nous avaient déjà assisté, nous sommes enthousiastes et plein d’énergie!

Dream Theater c’est le groupe que nous avons déjà vu et revu sur scène maintes et maintes fois. Nous connaissons la setlist pour avoir été à Paris et savons qu’elle est de qualité!

Bonus en prime, nous avons gagné via un concours organisé par Your Majesty, le sésame ultime : des pass aftershow pour rencontrer potentiellement les membres du groupe.

C’est plutôt une bonne journée qui se profile et nous avons tout un tas de questions à poser au groupe.

Après quatre heures de route dont on vous épargnera le récit, nous arrivons devant le Zénith de Toulon. Il est quelque chose comme dix sept heures et un petit groupe de fans est déjà rassemblé devant les portes. C’est une foule bien moins importante que nous l’imaginions en partant et beaucoup plus hétéroclite que pour la plupart des concerts metal auxquels nous avons assisté. En dehors de certains t-shirts de la tournée anniversaire des 25 ans de Images & Words et autres éditions proposées par Dream Theater au fil des années, les gens de tous horizons affichent simplement jeans, polos colorés et baskets. C’est presque familial de se trouver là et nous nous mettons assez rapidement à échanger nos impressions avec les gens à nos côtés.

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Certains sont là pour la première fois, d’autres suivent le groupe depuis les années 90 et sont ravis de partager leurs sentiments sur la tournée et sur le show de Paris.

Être fan de Dream Theater c’est visiblement être routier, car beaucoup viennent des quatre coins de la France et tous n’ont pas eu peur de s’enfiler des heures de route pour voir une nouvelle fois Petrucci, Rudess, Myung, Labrie et Mangini sur scène. Ils connaissent même les noms de leurs roadies (Maddi est devenu un personnage aussi important que Petrucci pour les gros fans…), la playlist sur le bout des doigts.

Une heure avant le début du show, les gradins sont loin d’être remplis et côté fosse on respire plutôt bien sans jouer des coudes. C’est surprenant. On remarque qu’une partie du Zénith a été condamné et la scène avancée. Peut-être parce que cette date ne figurait pas à l’origine sur la tournée et qu’elle a été ajoutée un peu tard? Difficile à dire.

D’emblée les premières mesures de « The Dark Eternal Night » résonnent et la magie opère lorsque les membres du groupe se mettent à jouer. Chacun est à sa place comme dans tous les lives que l’on a vus et revus un millier de fois sur Youtube ou en DVD. Sauf que cette fois-ci il y a la proximité du groupe à deux pas de nous et un je-ne-sais-quoi qui fait crépiter l’air.

On est tous les trois au troisième rang et on en prend plein les yeux. Dans « The Dark Eternal Night » il y a toujours cet instant où Rudess armé de son ZenRiffer (cette fois-ci modifié pour y accueillir deux iPads…) ferait oublier à tout le monde que le spécialiste des solos c’est Petrucci. ça commence bien!

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Les bases sont posées et tout le monde mesure quel groupe il a en face de lui et quels musiciens de génie ont choisi de former Dream Theater en 1985 ou en grossir les rangs au fil des années; voir des décennies.

On pousse à notre tour la chansonnette sur « The Bigger Picture » parce que le titre composé et écrit par Petrucci est juste ultra mélodique et d’une musicalité indéniable.

S’enchainent des passages de The Astonishing qui tiennent particulièrement à cœur à l’un d’entre nous, depuis que ce dernier a décidé de monter un tribute de l’album complet The Astonishing avec un panel international de musiciens.

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Armé d’une de ses nombreuses Majesty, Petrucci virevolte et tout est parfaitement en place comme toujours, mêlant efficacité et émotion comme dans “Hell’s Kitchen”, “The Gift Of Music”, “Our New World” et “ Breaking All Illusions” par exemple…

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Entre deux titres, LaBrie échange avec le public. On le sent nostalgique et presque plongé dans ses souvenirs lorsqu’il évoque les débuts de Dream Theater en 1985 et la sortie de Images & Words, les premiers passages radios et le début de la notoriété du groupe face à des monstres comme Metallica.

Metallica dont le groupe s’amuse à détourner quelques rythmiques à la fin de « As I am », pleinement assumées et volontairement offertes à nos oreilles, tel un véritable clin d’œil.

Des reprises il y en aura d’autres comme celle de Jaco Pastorius offerte par John Myung avec la réserve qu’on lui connait et une « magistralité » intacte. C’est un moment particulier à vrai dire, comme entre parenthèses, qui ravit aussitôt les musiciens dans la salle et semble surprendre un peu les autres, peut-être par son côté quelque peu élitiste et l’aspect plus dépouillé du moment.

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La première partie du concert s’achève et nous savons que la suite sera dédiée plus pleinement à Images & Words. Les premières impressions sont données et quelques personnes s’indignent du manque d’enthousiaste du public, qui bien que présent est bien moins survolté de ce que nous nous rappelons de Paris.

Grésillements et ondes de radios…. Nous sommes en 1992 et Dream Theater entame les grands classiques. La seconde partie du set reprend.

Comme à son habitude et depuis le début du concert James LaBrie se montre généreux et malgré la décision du groupe de baisser d’un demi-ton l’accordage des instruments, l’esprit de Images & Words est toujours là et aucun des titres n’en sort dénaturé.

« Metropolis Pt.I » est juste grandiose et Mangini laisse son côté facétieux s’exprimer à travers ce solo qui nous avait déjà fait plaisir à Paris et qui confirme qu’il est un sacré bon musicien, même si les plus nostalgiques d’entre nous ont en tête que Images & Words c’était avant tout Petrucci, Myung et Portnoy.

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Reste que le temps passe et l’évolution d’un groupe c’est un peu comme la vie en générale, une succession de rencontres et de séparations, de va-et-vient autour d’un projet qui continue sa propre histoire malgré tout et qui conserve son aura.

Une magie dans Dream Theater, largement insufflée par Rudess notamment, qui nous démontre une nouvelle fois sa virtuosité et sa sensibilité lors de son impro devant « Wait for Sleep », plus courte qu’à Paris mais non moins envoutante.

Les titres les plus forts du groupe semblent s’enchainer à l’instar de « Learning to Live » et « A Change of Seasons » qui viennent clôturer le concert.

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Les lumières se rallument et tout le monde cligne un peu des yeux, comme tiré un peu trop vite d’un rêve plaisant. De notre côté l’excitation est toujours aussi intacte et nous avons les mains un peu moites. Il est temps de rejoindre les autres gagnants du concours de Your Majesty et détenteurs du Pass After Show. Quelques relectures de textos plus tard et beaucoup de démêlés dus à notre seule incapacité à ne jamais nous organiser comme il le faut, nous finissons par rejoindre les Backstages avec la complicité d’un vigile patient, touché par notre désarroi, que nous remercions une nouvelle fois à travers ce report.

Ils sont là.

Ils sont juste à quelques mètres de nous, chacun installé en compagnie de fans autour d’une table ronde au milieu d’une salle qui ressemble presque à la petite cafétéria d’une entreprise.

C’est presque trop intimiste pour être vrai.

Nous sommes peut-être une douzaine à être présents aux côtés de John Petrucci et Jordan Rudess. Les deux lèvent la tête à notre arrivée et nous sourient le plus naturellement du monde. On échange quelques poignées de mains et on répond à leur question désinvolte « Alors vous avez aimé le show ? ».

On se pincerait presque pour être sûr d’y croire.

Petrucci et Rudess sont détendus, attentifs aux discussions autour de leurs tables. Ils se prêtent volontiers au jeu des autographes et des photos souvenirs, s’amusant de la haute taille de l’un d’entre nous, encore plus à l’aise dans cet exercice que l’on aurait pu le croire.

On parle matos et ampli, guitares, ou encore du fameux The Astonishing Tribute. Petrucci semble amusé et surpris devant l’ampleur du projet et il pose quelques questions comme le ferait n’importe quel ami que l’on n’aurait pas vu depuis un bail.

C’est sur cet instant complètement fou que s’achève notre road trip à Toulon, pour Dream Theater et Images & Words.

On a beau avoir vu des centaines de concerts et jouer nous même un sacré nombre de fois, on a beau se préparer à vivre un énorme moment, il y a certains événements qui vous marquent dans une vie et nous croyons que celui-ci en fait partie.

Article : Mag, Clément & C-Bass

Photos : Julien Bladiol

Relecture et mise en page : The Keyboard Wizard

 

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